How High You Can Count - A Temporary Monument
«How High You Can Count - A Temporary Monument» est une création monumentale constituée de tubes lumineux installés sur la façade d’un établissement bancaire genevois.
Six compositions de segments colorés s’inscrivent dans les caractéristiques systématiques de l'architecture, révélant et amplifiant la structure de grille qui la sous-tend. Ces signes luminescents conçus à l’échelle du bâtiment, tels un langage épuré, confèrent à l’œuvre une dimension énigmatique. Elle est en réalité un hommage abstrait à la compositrice Pauline Oliveros, disparue le 24 novembre 2016. Les six formes rythmées qui serpentent entre les fenêtres du bâtiment naissent d’un protocole qui, à la manière d'un code, traduit au format JJ / MM / AAAA les dates de naissance et de mort de l’une des figures les plus importantes de la musique d’avant-garde américaine.
Théoricienne et praticienne du deep listening, Pauline n’a eu de cesse d’analyser, de mettre en œuvre et de partager l'art d'écouter à travers une recherche continue de nouveaux espaces d'expérimentation. Son œuvre, développée dans la Californie des années 1960, reposait sur l’idée de considérer simultanément la complexité du champ de l'écouté et la vastitude de celui de l’entendu, en répondant instinctivement à ceux-ci dans un dialogue sensible. Elle a créé un langage sonore minimal, né d'une attention accrue aux lieux qu'elle investissait, à leurs caractéristiques spatiales et acoustiques qu’elle révélait à travers le médium sonore. « How High You Can Count - A Temporary Monument » est un monument à sa conception élargie de l’écoute, ouverte à de multiples dimensions musicales, philosophiques et spirituelles.
BIO EXPRESS
Emilie Ding est née en 1981 à Fribourg. Elle vit et travaille entre Genève et Berlin. Diplômée en 2008 de la HEAD - Genève, Emilie Ding a exposé dans de nombreux espaces d’art contemporains en Suisse et à l’étranger, notamment le MAMCO, la Aargauer Kunsthaus, le Centre d’art contemporain de Genève ou le Palais de Tokyo à Paris. Elle est représentée par la galerie Samy Abraham (Paris).